Droits à l’assurance chômage : qu’est ce qui change au 1er avril 2025 ?

Les nouvelles règles de l’assurance chômage : qu’est ce qui change au 1er avril 2025 ?

 

 

La convention d’assurance chômage 2025-2028 a été mise en place depuis le 1er janvier 2025 toutefois, certaines dispositions n’ont été mises en œuvre qu’à compter du 1er avril 2025 concernant les demandeurs d’emploi dont le contrat de travail s’achève à cette date ou ultérieurement.

 

Ainsi, de nouvelles règles d’indemnisation du chômage entrent en vigueur le 1er avril 2025.

 

Faisons un tour d’horizon des principales évolutions.

 

 

Une mensualisation du calcul des allocations chômage

 

À compter du 1er avril, l’allocation chômage est mensualisée sur une base de 30 jours calendaires, quel que soit le mois, afin d’uniformiser les paiements.

 

Ainsi, le montant de l’allocation est fixe ne varie plus en fonction du nombre de jours dans le mois.

 

Cette mesure s’applique à tous les allocataires relevant du droit commun, y compris ceux en cours d’indemnisation au 1er avril 2025.

 

 

Une souplesse pour les reprises d’emploi

 

Désormais, un allocataire qui accepte un emploi puis rompt son contrat dans les 88 jours (soit environ 4 mois) pourra récupérer ses droits au chômage.

 

Jusqu’au 31 mars 2025, cette période était limitée à 65 jours (3 mois).

 

 

Un assouplissement des conditions d’affiliation pour les travailleurs saisonniers

 

Les travailleurs saisonniers voient leurs conditions d’affiliation allégées.

 

La période d’affiliation désigne la période durant laquelle France Travail va rechercher les emplois pris en compte dans le calcul du droit au chômage.

 

En effet, ils doivent désormais justifier de 5 mois de travail (108 jours travaillés ou 758 heures travaillées) sur les 24 derniers mois, contre 6 mois auparavant.

 

 

Une modification des conditions adaptée pour les séniors

 

À partir du 1er avril 2025, afin d’assurer la cohérence avec la réforme des retraites de 2023 qui a décalé l’âge légal de la retraite de 62 à 64 ans, la durée maximale d’indemnisation évolue pour les demandeurs d’emploi seniors :

 

Age à la fin du contrat de travail             Durée maximale d’indemnisation
Moins de 55 ans 18 mois (inchangé)
55 ou 56 ans 22,5 mois (685 jours)
57 ans et plus 27 mois (822 jours)

 

Par ailleurs, le seuil d’âge à partir duquel la période de référence de l’affiliation est étendue de 24 à 36 mois est également repoussé à 55 ans (contre 53 ans auparavant).

 

Par ailleurs, bonne nouvelle pour les salariés proches de la retraite : le dispositif permettant de percevoir l’allocation jusqu’à leur retraite à taux plein est maintenu.

 

Cependant, de nouvelles conditions imposent que le salarié soit toujours indemnisé par France Travail au moment d’atteindre l’âge légal de la retraite.

 

 

Un âge de dégressivité abaissé

 

L’allocation chômage subit une dégressivité de 30 % au bout de 6 mois pour les allocataires touchant plus de 92,12 € par jour et ayant mois de 55 ans (contre 57 ans auparavant).

 

 

Une précision sur l’offre raisonnable d’emploi

 

Désormais, une offre raisonnable d’emploi doit tenir compte :

 

  • du niveau de qualifications et de compétences du demandeur ;
  • de la zone géographique de recherche d’emploi ;
  • du niveau de salaire attendu.

 

Tout refus de deux offres raisonnables sans motif légitime entraîne une radiation de la liste des demandeurs d’emploi et une suppression des allocations.

 

 

Conclusion

 

Les principales évolutions résident dans la mensualisation des allocations ainsi que la modification des bornes d’âge.

 

Ces nouvelles dispositions vont dans le sens de la réforme des retraites de 2023 en restreignant les droits au chômage bien que ces restrictions restent modérées.